Archive for July, 2012

July 29, 2012

Balade… à la Maison d’Erasme

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July 25, 2012

Couleur de peau : miel

Je l’avoue, en général, je ne suis pas fan des films focalisés sur les enfants (en même temps, deux exceptions me traversent l’esprit : Ma vie en rose et Tomboy) sauf s’il s’agit de films d’animation. J’ai par exemple beaucoup apprécié l’adaptation réalisée à partir de la BD Persepolis de Satrapi. Nous étions donc très intrigués par Couleur de peau : miel, qui raconte la vie et les interrogations d’un jeune Coréen adopté par une famille belge.

Dans ce film adapté d’une BD, écrite par Jung, personnage principal du film, le dessin côtoie les images d’archives et les entretiens avec le dessinateur : les croquis de Jung s’envolent de la page et prennent vie pour nous mettre en scène les souvenirs ou les angoisses de celui-ci. Malheureusement, l’animation est assez décevante et le dessin parfois assez maladroit. Le passage que j’ai trouvé le plus réussi, c’est quand le jeune Jung découvre l’animation japonaise. Certaines scènes reprennent alors avec succès le style et l’outrance absurde de certaines productions de l’époque. Paradoxalement, les images les plus prenantes restent les archives 8mm prises par le père de la famille.

Si j’ai trouvé certains passages très drôles (la discussion des deux ados d’origine coréenne au sujet de leur rapport à la Corée, au Japon et à l’Europe) ou touchants (les relations au sein de la fratrie), le film m’a paru dans l’ensemble plutôt gentillet : peu cinématographique, ce film “dit” tout mais ne “fait” pas grand-chose. Dommage, il y avait beaucoup d’autres facettes à explorer ou approfondir dans ce sentiment d’être déracinés – généralement peu évoqué – qu’éprouvent les enfants adoptés.

Je me suis senti assez exaspéré à plusieurs reprises dans le film (la bouille de Jung adulte en gros plan dans un taxi coréen, façon Michael Moore) et on a effectivement un sentiment de trop peu en sortant du cinéma. L’histoire reste tout de même intéressante en soi et c’est agréable de voir des films qui préfèrent un portrait particulier et délicat à une surenchère de traumas ou de drames.

PS : un entretien croisé avec le dessinateur et le réalisateur.

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July 22, 2012

Chapelier toqué et Lièvre de mars

Vous n’entrez pas dans un magasin de jeux, vous tombez littéralement dans le terrier d’Alice au pays des merveilles! Au mur, une nappe de pique-nique mêlant dînette et dés, pages envolées d’un grimoire, portrait du Lapin blanc… une jolie atmosphère à la Tim Burton.

Les jeux sont mis en valeur, les conseils de Florian avisés et l’offre très large. Vous pouvez même découvrir les jeux lors des soirées thématiques organisées le jeudi soir. Florian, en véritable passionné, invite régulièrement des créateurs de jeux afin qu’ils puissent tester leurs prototypes sur les heureux cobayes que nous sommes!

Bref, un véritable coup de coeur qui nous a permis de nous essayer, entre autres, aux Chevaliers de la Table ronde, à Small World ou à Seven Wonders.

Wonderland – rue des Chartreux 23, 1000 Bruxelles

http://www.wonderlandshop.be

Wonderland est ouvert du mardi au samedi, de 11h à 19h, le jeudi jusqu’à 20h. Tables de jeux organisées chaque jeudi à partir de 20h (résa vivement conseillée).

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July 22, 2012

Un week-end à Amsterdam

Aucun débat ici, nous sommes tous deux fous de cette ville. De retour d’un week-end passé dans cette capitale à la fois sereine et avant-gardiste, quelques adresses que nous avons particulièrement appréciées.

LA RUE ET LA PLACE

Foxtrot aime beaucoup les jolies façades et l’animation des quartiers du Jordaan, le long de Prinsengracht, Keizersgracht, Herengracht et du Singel. Quant à moi, j’aime aussi les balades interminables le long des canaux, les alentours du Vondelpark avec ses grandes demeures aristocratiques et le quartier des musées.

LE MUSEE

Comme nous avions déjà vu les incontournables musée Van Gogh, maison d’Anne Frank et Rijksmuseum (dont une partie seulement est accessible en raison de travaux), nous nous sommes donc dirigés vers le FOAM, musée de la photo situé dans une ancienne maison dont l’intérieur a été rénové en quatre étages modernes et épurés.

FOAM – Keizersgracht 609 – http://www.foam.org

Nous y avons découvert quatre expositions plutôt glamour. La première, “Album Beauty”, consacrée à Erik Kessels, revisitait le thème des albums de famille et de la photographie amateur avec quelques très belles photos ratées (surexpositions, erreurs de développement, doigts, bougés,…) et un charme délicieusement suranné.

Eric Kessels – Album Beauty
http://www.foam.org

Au rez-de-chaussée, “Light of Other Days”, une expo très « méta », de Taiyo Onorato et Niko Krebs, mettant à l’honneur la chambre technique dans plusieurs installations ainsi qu’un travail sur le mouvement et l’exposition répétée.

Taiyo Onorato & Nico Krebs – Book Cam
http://www.foam.org

On enchaîne avec l’expo « Paparazzo Extraordinaire » (Ron Gallela) qui nous offre des photos noir et blanc, certaines d’une qualité impressionnante quand on sait qu’elles ont été prises à la sauvette, et nous donnant à voir de très belles gueules d’artistes. On notera l’évolution de la société du spectacle et de la place des paparazzi.

Jackie Onassis & Ron Galella
http://www.foam.org

Et finalement, la très MTVesque installation de Rico et Michael (“Double Extension Beauty Tubes”) qui fait défiler, sur dix IPads, dans le noir absolu et sur des airs de Muse ou d’Evanescence, plus d’un millier de photos d’adolescents de la génération Facebook. La mise en scène choisie par les modèles ne manque pas d’évoquer les photos de profils. Quel écart entre l’adolescence d’aujourd’hui et la mienne – pourtant pas si lointaine – en matière de travail sur l’image de soi !

Rico & Michael – Double Extension Beauty Tubes
http://www.foam.org

Situé dans un très beau bâtiment, organisé autour d’un énorme et envoûtant hall central, le Tropenmuseum nous donne à voir une très belle collection d’objets des quatre coins du monde. Peu branchés « didactique », nous sommes surtout intéressés par la valeur esthétique intrinsèque des pièces présentées plutôt que pour leur apport anthropologique et de ce point de vue, le Tropen ne déçoit pas.  Même si le mètre-étalon reste pour nous le musée Branly, les collections sont bien mises en valeur et valent le détour. De plus, pour autant que nous puissions en juger, ce musée est très accueillant pour les enfants : nombreuses installations interactives, rayons situés à leur hauteur, reconstitutions d’habitations à visiter…

Tropenmuseum – Linnaeusstraat 2  http://www.tropenmuseum.nl/

LA BOUTIQUE

Sukha : vitrine magnifique, jolie sélection de vêtements et d’objets de décoration.

Haarlemmerstraat 110, http://www.sukha-amsterdam.nl

Restored : adresse dénichée sur le blog my-brussels. Très belle sélection en matière de design, mode et bouquins. Prix abordables et boutique en ligne.

Haarlemmersdijk 39, http://restored.nl/

Cottoncake : my-brussels à nouveau recommandait ce bel espace lumineux, à la fois boutique, café sur une agréable mezzanine (on vous recommande la limonade à la rose !) et galerie (une vingtaine d’œuvres d’un jeune artiste sont mises à l’honneur tous les deux mois environ).

1e van der Helststraat 76, http://cottoncake.nl/

LE RESTO

Notre gros coup de cœur, D’Vijf Vliegen, est installé dans cinq maisons médiévales mitoyennes le long de Spuistraat. Le décor est absolument magnifique : vieilles pierres, bois peint, plafonds aux solives apparentes, tables placées dans les recoins de la maison, petits boxes médiévaux, on est plongé dans une ambiance bourgeoise du XVème siècle. Les menus s’inspirent de la cuisine traditionnelle hollandaise pour nous offrir des saveurs originales et toutes en finesse (préférez les poissons).

D’Vijf Vliegen – Spuistraat 294-302

À noter aussi : le Wagamama, excellent fast-food asiatique aux larges tables et aux portions généreuses, à deux pas de la Leidseplein (une nouvelle enseigne près de la Rembrandtplein également).

Wagamama -Max Euweplein 10

Nous recommandons aussi les salades, la terrasse et l’intérieur douillet du ‘t Smalle.

‘t Smalle – Egelantiersgracht, 12

July 15, 2012

Une journée à La Haye

Une courte journée passée à La Haye nous a permis d’admirer la superposition souvent réussie de l’architecture contemporaine au centre historique. Nos coups de coeur…

LE MUSEE

Le Mauritshuis (où l’on peut voir de nombreux Rembrandt et Vermeer, dont La jeune fille à la perle) est malheureusement fermé jusqu’en 2014. Bref, une bonne excuse pour revenir !

Stadhouderslaan 41, http://www.mauritshuis.nl

Le Musée Escher met à l’honneur un artiste doté d’un rapport intuitif aux mathématiques et dont l’univers a grandement influencé la science fiction et la bande dessinée. Le contraste entre la modernité des gravures et le palais qui abrite les œuvres est intéressant.

Lange Voorhout 74, http://www.escherinhetpaleis.nl

LA RUE ET LA PLACE

La cour du Binnenhof est en accès libre et vaut le détour.

La Haye est une petite ville calme et agréable : verdure, calme, soleil et ombre, l’idéal pour profiter d’un verre en terrasse…

LE CAFE ET LE RESTO

Juni : idéal pour un petit-déjeuner, un brunch ou un lunch, cet endroit coloré et joyeux abrite fleurs, fruits frais et une serveuse parlant parfaitement français. Nous recommandons la soupe : nourrissante, délicieuse et servie dans un bol immense !

Juni : Molenstraat 63 (ma-ve 9h-16h30, sam 10h-17h, dim 11h-17h)

Boterwaag : bel espace, murs en brique, coin lecture. On recommande les plats du jour. Par contre, pas de dépaysement pour les boissons : toutes les bières servies sont belges !

Boterwaag : Grote Markt 8, 10h-1h (repas servis jusqu’à 22h)

July 9, 2012

Jeremy Deller : Joy in People (Wiels)

Installé dans une ancienne brasserie, reconvertie dans le même esprit que les sites industriels du Tate à Londres ou du Grand-Hornu près de Mons, le Wiels, situé à deux pas de la gare du Midi, accueille des expos d’art contemporain.

Dans ce bel espace bruxellois dédié à l’art contemporain, on notera les grands espaces blancs et lumineux ainsi que les cuves de brassage cuivrées au rez-de-chaussée.

J’apprécie la situation dans une ancienne friche industrielle et le projet de réhabilitation du lieu. Au programme : visites guidées, bien sûr, activités destinées aux enfants et aux classes mais aussi jardin et divers projets participatifs.

Jusqu’au 19 août, vous pouvez admirer une exposition consacrée à Jérémy Deller : Joy for People.

Installation view of Open Bedroom (1993) in Jeremy Deller: Joy in People at WIELS Contemporary Art Centre, Brussels. Photo: Filip Vanzieleghem.
http://www.wiels.org

Friand de la pop culture des années 90, j’ai trouvé cette expo facile d’accès. Gros coup de cœur pour Open bedroom, reconstitution d’un happening organisé par l’artiste dans la maison familiale lors des vacances de ses parents. Œuvre qui peut notamment se voir comme une mise en scène de la vie privée, sorte de Facebook avant l’heure !

Le film The Battle of Orgreave, reconstituant des affrontements entre grévistes et la police en 1985, emprunte à l’imaginaire des grandes reconstitutions historiques mais à partir d’une histoire récente et en recourant aux services de figurants mais aussi de personnes qui ont réellement participé aux manifestations.

Installation view of Valerie’s Snack Bar (2009) in Jeremy Deller: Joy in People at WIELS Contemporary Art Centre, Brussels. Photo: Filip Vanzieleghem
http://www.wiels.org

Le premier mercredi du mois, le Wiels est ouvert jusqu’à 21h et gratuit !

WIELS
Av. Van Volxemlaan 354
1190 Bruxelles – Brussel
tel +32 (0)2 340 00 53
fax +32 (0)2 340 00 59
www.wiels.org

July 1, 2012

Les ignorants

« Un vigneron chez Jean-Pierre Gibrat ou chez Emmanuel Guibert, et un auteur de bande dessinée dans la vigne : mais qui sont-ils ? Deux ignorants ! Comment, pourquoi, et pour qui faire des livres ou du vin ? Les réponses à ces questions forment le récit vivant et joyeux d’une initiation croisée. » (http://www.futuropolis.fr/fiche_titre.php?id_article=790044)

L’idée de croiser les initiations est intéressante mais cet album n’exploite pas les ressources de la bande dessinée (comme le faisait par contre de manière originale Scott McCloud dans L’art invisible) et donne à lire un joli récit – un poil trop didactique à mon goût – qui s’attarde sur quelques auteurs ou dessinateurs talentueux et reconnus mais qui ne révèle pas de nouveaux talents et aurait presque pu prendre la forme d’un texte.

Effectivement, j’ai trouvé la lecture plaisante mais pas mémorable. L’auteur semble surtout se faire plaisir avec un noir et gris agréable qui recrée, avec un certain succès, un plaisir bon vivant et légèrement romantique (le terroir, les vendanges, le passage des saisons, les potes…) Le sujet n’est pas tant la BD que la découverte de celle-ci par une personne extérieure à ce petit monde. Il y a quelques interrogations intéressantes (ex. Moebius, un grand auteur ? Je dirais oui, mais pourquoi ? Une fois retirée de son contexte, comment convaincre quelqu’un de la valeur d’une œuvre ?) Mais on perçoit que l’auteur semble plus à l’aise dans l’évocation du rapport à la terre et des gens qui la travaillent que dans le traitement  de la BD, et le livre semble dès lors plus parler de vin, de paysages et de terroirs que de cases et de bulles. Mais les personnages sont assez sympathiques et, si on considère les réactions de rejet du vigneron face à certains albums ou l’attitude plus que dubitative de l’auteur par rapport à la biodynamie (sorte d’homéopathie agricole), ne tombent pas dans l’enthousiasme béat. On évite donc l’écueil du livre par un fan pour les fans.

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