January 13, 2013

Brüsel

shopinbrussels.be

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Brüsel est une librairie-galerie BD où débarquer sans idée précise revient à coup sûr à découvrir (et adopter!) un délire trash et déjanté (Toxic de Charles Burns ou Comme un gant de velours pris dans la fonte de Daniel Clowes), un joli univers poétique (Polina de Bastien Vivès ou Lorsque nous vivions ensemble de Kazuo Kamimura), un pamphlet antimondialiste (Garduno de Philippe Squarzoni) ou un bijou formel (Jimmy Corrigan de Chris Ware ou Asterios Polyp de David Mazzucchelli).

Conseils judicieux, choix intéressant de BD anglo-saxonnes et présentation alléchante.

Bvd Anspach 100 ; 1000 Bxl

Place Flagey, 29 ; 1050 Bxl

http://www.brusel.com

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January 5, 2013

Chagall à la Piscine (Roubaix)

Tango et moi nous sommes rendus à Roubaix pour voir la deuxième expo Chagall proposée par La Piscine. Cette piscine Art Déco contruite en 1932 et fermée en 1985 a été reconvertie pour accueillir le Musée d’Art et de l’Industrie. Le bâtiment à lui seul vaut le détour : déambulez au milieu des anciennes salles de douches, des longs couloirs carrelés et des échos de cris d’enfants dans le grand bassin. Les statues de la collection permanente sont installées sur un plancher recouvrant partiellement l’ancien bassin et l’on peut découvrir toiles et costumes installés dans les anciennes cabines et les coursives.

La_Piscine_Roubaix

La collection permanente est assez hétéroclite, comme souvent dans les musées régionaux, avec quelques horreurs dans le genre scènes de chasse ou noblesse locale à cheval – tu oublies les natures mortes (gibier et compotes) et les adorables petits chats dans leur panier! mais aussi de belles découvertes commes des céramiques de Giacometti et Picasso. Dans une belle synergie avec les maisons de mode situées juste à côté, le musée nous permet de découvrir des robes de créateurs (très) originales. Je me permets d’ajouter que l’entrée, combinée ou non avec l’expo temporaire, est très abordable (contrairement aux prix des boissons de la cafétéria! N’empêche qu’ils les accompagnent de délicieuses galettes fourrées, typiques du Nord).

L’exposition Marc Chagall, L’épaisseur des rêves, est située dans l’aile moderne du musée et met l’accent sur les sculptures de l’artiste, une belle surprise pour des néophytes comme nous qui ne connnaissons de Chagall que ses oeuvres picturales très colorées. Outre la belle collection de costumes réalisés pour un ballet à New-York, on peut admirer des bas-reliefs, pour la plupart inscrits dans une relation de gémellité. On retrouvera également dans les peintures le répertoire de motifs chers à Chagall : violon, couple, chèvre, etc., sur une période assez longue. Cet univers onirique s’inscrit parfaitement dans le projet de réhabilitation en synergie de la zone Nord-Flandres-Hainaut : l’imaginaire de Chagall, proche du surréalisme, m’a en effet souvent fait penser à Achille Chavée. 

Ne manquez pas de faire un tour à Roubaix ensuite : architecture qui rappelle celle de Lille et quartier des modes intéressant.

http://www.roubaix-lapiscine.com/publications/191/marc-chagall-l-epaisseur-des-reves.html

December 16, 2012

Cendrillon

Reprise de 2011, cette pièce montée par Joël Pommerat revisite agréablement le conte de Cendrillon pour mettre l’accent sur le deuil et la portée des malentendus. La scénographie est vraiment très belle, l’utilisation de la lumière et des sons intéressante – mais peut-être un peu effrayante pour de jeunes enfants -, l’interprétation du personnage de Cendrillon réussie. Nous avons particulièrement apprécié l’atmosphère inquiétante – typique des contes de fées – distillée par la diction de la narratrice, mâtinée d’humour.

Au National, du 27 novembre au 31 décembre 2012 (durée : 1h30).

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December 15, 2012

Amour

Au cœur du dernier film de Michaël Haneke : un couple de professeurs de musique retraités qui doit faire face à la maladie de la femme. Comme souvent chez le réalisateur autrichien, la violence prend le pas : la promesse extorquée par Anne de ne pas être emmenée à l’hôpital, la gifle que Georges assène à sa femme clouée au lit, la distance presque méprisante qui s’instaure petit à petit envers leur fille, la mort d’Anne…

Sans compter le traitement infligé par l’une des infirmières à domicile. Même si la violence apparaît souvent, je dirais que c’est surtout un film sur les conditions effroyables de l’extrême vieillesse (et encore, les deux protagonistes disposent de ressources financières) mais aussi et surtout sur l’amour et ce qui peut y être lié : le dévouement, la complicité, les disputes pleines de mauvaise foi…

J’ai préféré ce film à Funny Games, que j’avais trouvé un peu vain, même si j’ai ressenti la même froideur dans les rapports entre les personnages. Moi qui n’aime guère les déballages sentimentaux et démonstratifs, j’ai plutôt été frappée par des échanges empreints de patience et de délicatesse.

J’ai apprécié le parti pris de Haneke : évoquer la maladie sans montrer l’hôpital. Le spectateur vit la situation de huis clos à la fois rassurante et oppressante à laquelle sont réduites beaucoup de personnes âgées.

Quant aux acteurs, j’ai d’abord trouvé Emmanuelle Riva horripilante mais je salue son interprétation de vieille femme malade dans le reste du film. L’interprétation de Jean-Louis Trintignant est solide du début à la fin. En parlant de la fin, j’ai trouvé l’avant-dernière scène très belle… Évidemment, Haneke ne pouvait rester sur une si belle image, il a préféré focaliser la dernière scène sur la solitude de la fille errant dans l’appartement vide de ses parents.

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November 5, 2012

La porteuse d’eau

Une adresse à vous conseiller : la brasserie La porteuse d’eau, entre le Parvis de Saint-Gilles et la Porte de Hal. Le personnel est très sympa, la carte propose une savoureuse cuisine belge (Foxtrot recommande les carbonnades flamandes) et un très large choix de bières (que Foxtrot a trouvées un peu chères mais soit…). Et le cadre d’inspiration Art Nouveau est vraiment agréable!

La Porteuse d’eau, 48 avenue Jean Volders, 1060 Bxl

+32 2 5376646

http://www.laporteusedeau.be/

November 3, 2012

Balade à… Neerpede

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November 1, 2012

Cairo 678

Dans ce film réalisé par Mohamed Diab, Fayza, Seba et Nelly, trois femmes d’aujourd’hui, de milieux différents, s’unissent pour combattre le machisme agressif et impuni qui sévit au Caire dans les rues, dans les bus et dans leurs maisons. Déterminées, elles vont dorénavant humilier ceux qui les humiliaient. Devant l’ampleur du mouvement, l’atypique inspecteur Essam mène l’enquête. Qui sont ces mystérieuses femmes qui ébranlent une société basée sur la suprématie de l’homme ? (http://www.cinebel.be)

Ce film, d’une tension dramatique maîtrisée, est inspiré de faits réels et, quasi en même temps que le documentaire “Femmes de la rue” réalisé par Sophie Peeters, nous plonge au coeur du problème du harcèlement sexuel. Le trio de femmes, aux parcours psychologiques et sociaux très différents, agit comme un prisme révélant les différents effets et manifestations du harcèlement : violence, peur mais aussi loi du silence, stigmatisation des victimes, minimisation des faits par l’entourage, impact socio-économique, image de soi, jugement par les autres femmes, etc.

Ce trio permet également de parcourir diverses réactions possibles face à ce fléau : violence, procédure judiciaire, auto-défense et sensibilisation, toutes ayant leur utilité et leurs limites, la violence permettant finalement une prise de conscience publique du phénomène qui soutiendra l’exercice de la loi. Je souligne le traitement en finesse des personnages, aucune ne se contentant d’une seule prise de position. Les personnages masculins sont quant à eux plutôt secondaires mais nuancés, tout du moins certains : si le commissaire m’a quelquefois irritée par son paternalisme, il est tout de même le seul à écouter et protéger ces femmes. De même, Abdel, le fiancé d’une des victimes, n’a rien de l’idéaliste benêt.

Pour ce qui est des composantes techniques du film, j’ai beaucoup apprécié le cadrage qui rendait bien compte, à mon avis, du sentiment d’aliénation subi par ces femmes. J’ai quant à moi trouvé les images très belles (oui, les personnages en laiton au début!), notamment en ce qui concerne le traitement de la lumière. Mais ce film n’est pas léché, le rythme l’emporte rapidement sur tout parti pris esthétisant.

Enfin, soulignons l’absence de jugement religieux ou culturel réducteur dans ce film qui réussit la gageure d’être engagé sans être manichéen, de susciter à la fois questions et empathie, conjuguer situation particulière et violence universelle.

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October 7, 2012

Balade à… Schaerbeek

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September 30, 2012

Pylade de Pasolini

Le Rideau de Bruxelles démarre la nouvelle saison sur les chapeaux de roue avec une pièce et un lieu tous deux impressionnants. Cette année encore, le Rideau sera nomade : l’occasion de découvrir de nouveaux lieux dans des endroits parfois surprenants (une fabrique réaffectée près de la Gare de l’Ouest dans ce cas-ci.)

La salle Carthago Delenda Est est un projet de Lazare Gousseau qui s’offre comme lieu de répétition pour une douzaine de compagnies (le National y compris) mais on y organise aussi des cours, des expositions, des tournages. Il s’ouvre au public cette année avec une pièce de Pasolini, qui trouve ici une scène à sa hauteur.

On entre dans le hangar principal, en longeant une étagère gigantesque pour prendre place dans un demi-cercle de chaises définissant un espace central assez flou où picorent quelques poules. Les acteurs sont appuyés nonchalamment contre les murs et observent les spectateurs.

La lumière du soir, qui décline tout au long de la pièce, éclaire la scène. L’utilisation de la lumière dans la mise en scène est d’ailleurs particulièrement imaginative et vaut le détour à elle seule. Le texte, quant à lui, m’a paru beaucoup plus accessible que beaucoup d’autres de Pasolini et préfigure des questions contemporaines (les compromissions parfois infâmes du jeu démocratique, les impératifs de la société de consommation, etc.)

On retrouve les textes très denses de Pasolini avec ses motifs poétiques habituels: les jeunes hommes, le sexe, la mort. Les acteurs s’en sortent pour la plupart très bien à l’exception, à mon avis, d’Athéna qui déclame de manière assez exaspérante (d’un autre côté, ce n’est jamais facile de jouer une déesse). Elle ne m’a pas dérangée, tous les acteurs déclament un peu, le texte me paraît difficilement permettre autre chose. Et son costume est superbe! L’interprétation d’Oreste me semblait plus faible, quant à moi. Pour ce qui est du contenu, on observe les interrogations du libéralisme et les tentations fascistes et communistes dans des échanges sans manichéisme. Enfin, la mise en scène atteint un bon équilibre entre intellectuel et sensibilité avec, en plus du travail sur la lumière, des pièces musicales interprétées par deux des acteurs.

September 11, 2012

Fruit-time !

Nous avons découvert un chouette endroit où cueillir fraises, framboises, fleurs et peut-être plus tard myrtilles et pommes : Fruit-time, à Anderlecht. Le principe : vous prenez à la caisse un ravier, vous cueillez, pesez et payez. Un agréable moment au soleil qui vous permet en plus de faire le plein de fruits rouges ou de fleurs à moindre coût. Petit conseil, vérifiez la disponibilité des fruits sur internet au préalable.

http://www.fruit-time.be/

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