Posts tagged ‘expo’

April 22, 2013

Hokusai – vues du mont Fuji et autres paysages du Japon

Dimanche, nous avons eu l’occasion de voir l’exposition Hokusai – vues du mont Fuji et autres paysages du Japon aux musées d’Extrême-Orient (Laeken).

La plupart des estampes se sont révélées vraiment dignes d’intérêt et dans un très bon état de conservation. Une occasion supplémentaire pour se rendre compte du rapport particulier qu’entretiennent les artistes japonais de l’époque avec la perspective. Foxtrot a également admiré l’architecture intérieure du bâtiment abritant le Musée d’art japonais, en particulier la charpente en bois sculpté.

Il est malheureusement difficile d’en dire plus car la muséographie laissait vraiment à désirer et a considérablement nui à la qualité de la visite : on manquait vraiment de place (étant donné l’engouement actuel pour Hokusai et l’ouverture des serres de Laeken toutes proches, les organisateurs auraient pu anticiper le flot de visiteurs). Les estampes n’étaient pas légendées, il fallait arriver à mettre la main sur un des cahiers – en nombre insuffisant, à l’impression de piètre qualité et d’un format peu pratique – pour disposer de commentaires sur les oeuvres.

Prenez garde : le site annonce une fermeture à 17h mais dans les faits, tout le monde est mis dehors à 16h40!

Vous pouvez voir cette expo jusqu’au dimanche 9 juin (4 euros maximum). Attention, certaines estampes seront déjà retirées fin avril.

Musées d’Extrême-Orient
avenue van Praet 44
1020 Bruxelles
+ 32 (0)2 268 16 08
January 5, 2013

Chagall à la Piscine (Roubaix)

Tango et moi nous sommes rendus à Roubaix pour voir la deuxième expo Chagall proposée par La Piscine. Cette piscine Art Déco contruite en 1932 et fermée en 1985 a été reconvertie pour accueillir le Musée d’Art et de l’Industrie. Le bâtiment à lui seul vaut le détour : déambulez au milieu des anciennes salles de douches, des longs couloirs carrelés et des échos de cris d’enfants dans le grand bassin. Les statues de la collection permanente sont installées sur un plancher recouvrant partiellement l’ancien bassin et l’on peut découvrir toiles et costumes installés dans les anciennes cabines et les coursives.

La_Piscine_Roubaix

La collection permanente est assez hétéroclite, comme souvent dans les musées régionaux, avec quelques horreurs dans le genre scènes de chasse ou noblesse locale à cheval – tu oublies les natures mortes (gibier et compotes) et les adorables petits chats dans leur panier! mais aussi de belles découvertes commes des céramiques de Giacometti et Picasso. Dans une belle synergie avec les maisons de mode situées juste à côté, le musée nous permet de découvrir des robes de créateurs (très) originales. Je me permets d’ajouter que l’entrée, combinée ou non avec l’expo temporaire, est très abordable (contrairement aux prix des boissons de la cafétéria! N’empêche qu’ils les accompagnent de délicieuses galettes fourrées, typiques du Nord).

L’exposition Marc Chagall, L’épaisseur des rêves, est située dans l’aile moderne du musée et met l’accent sur les sculptures de l’artiste, une belle surprise pour des néophytes comme nous qui ne connnaissons de Chagall que ses oeuvres picturales très colorées. Outre la belle collection de costumes réalisés pour un ballet à New-York, on peut admirer des bas-reliefs, pour la plupart inscrits dans une relation de gémellité. On retrouvera également dans les peintures le répertoire de motifs chers à Chagall : violon, couple, chèvre, etc., sur une période assez longue. Cet univers onirique s’inscrit parfaitement dans le projet de réhabilitation en synergie de la zone Nord-Flandres-Hainaut : l’imaginaire de Chagall, proche du surréalisme, m’a en effet souvent fait penser à Achille Chavée. 

Ne manquez pas de faire un tour à Roubaix ensuite : architecture qui rappelle celle de Lille et quartier des modes intéressant.

http://www.roubaix-lapiscine.com/publications/191/marc-chagall-l-epaisseur-des-reves.html

August 19, 2012

Sense of Place

Elina Brotherus Still images from The Black Bay Sequence
http://www.bozar.be

L’exposition phare de l’été de la photographie nous offre une fois de plus l’occasion de décrouvrir de très belles photos en grand format.

Il est toujours difficile de parler d’une expo photo, surtout quand elle mêle les oeuvres de 4O artistes. Le paysage européen en constitue le fil conducteur (une autre exposition sur le même thème et portant le même nom a aussi eu lieu aux Etats-Unis.)

On commence par une salle consacrée à la Mer du Nord – peut-être pour immédiatement éveiller l’émotion chez le visiteur belge -, remplie de photos noir et blanc nous offrant la mer grise, le ciel brumeux et le rocher anthracite. Se détache une belle photo du casino de Blankenberge posé sur la mer tel un vaisseau spatial.

On continue vers le nord avec de magnifiques photos de forêts danoises, aux contrastes saisissants et à l’ambiance mystérieuse (Per Bak Jensen) ainsi que les horizon series de Olafur Eliasson, un autre Danois, qui nous offre des photos à 360° de l’horizon. Ces photos très larges et très fines, complètement dénuées de traces humaines,  font penser à certaines prises de vue des rovers de la NASA sur Mars ou la lune et sont juste fascinantes.

J’ai beaucoup aimé le travail de Joan Fontcuberta qui se sert d’un logiciel de modélisation pour transformer des peintures des XIXe et XXe siècles en représentations de paysages qui interrogent tout à la fois le statut de la perception et celui de la photo. 

J’ai aussi été particulièrement frappé par le travail de Thomas Weinberger qui superpose deux prises de vue d’un même lieu, une de jour, une de nuit, pour obtenir une lumière de fin du monde, stérile, morte, sèche, effrayante (notamment les petits pavillons de banlieue dominé par une énorme usine toute blanche). Sans oublier les structures métaliques d’Ilkka Halso qui met parfois la forêt sous verre dans des compositions qui font penser aux bandes dessinées des années 70, par Christin et Bilal entre autres.

 Petit regret, s’il est sympa de fournir aux visiteurs un carnet récapitulant les artistes exposés, il vaudrait mieux que celui-ci fournisse des commentaires à la hauteur des photos exposées ou présente du moins un contenu un tant soit peut fouillé. C’est néanmoins toujours un plaisir de découvrir de nombreuses photos qui se répondent de salle en salle.

Sense of Place sur le site du Bozar

Tags: , , ,
August 19, 2012

Mapping Cyprus

St. Mamas, Limassol, Church of St Andronicos and Athanasios, Diocese of Limassol, end of 15th Century
http://www.bozar.be

Une très chouette expo sur ce pays à la frontière de l’Europe et à l’histoire politique assez compliquée. De très belles icônes dans le style byzantin (on avoue, on est incapables de résister à l’iconographie byzantine, donc c’était un peu gagné d’avance.) De nombreuses cartes de l’île réalisées à différentes époques (parfois joliment enluminées) viennent aussi émailler cette exposition et nous font prendre conscience du défi de la cartographie dans un monde sans GPS, satellites ou photos aériennes.

On peut découvrir un codex dédié à la musique de cour du XVe siècle : les partitions sont projetées au mur pendant que la musique est reproduite dans une espèce de karaoké pour mélomane médiéviste. J’ai trouvé le résultat final assez plaisant (mais apparemment j’étais le seul à avoir un goût pour les chants polyphoniques.)

Quelques peintures nous présentent la mode de la cour de Nicosie durant l’époque vénitienne. On remarquera un  beau tableau à la composition intéressante mettant en scène l’abdication de Catherine Cornaro en faveur de la République de Venise.

Malgré mon goût pour l’histoire d’Othello, j’ai trouvé la section qui lui était consacrée plutôt anecdotique.

Nous sommes contents d’avoir vu cette exposition grâce à un ticket combiné avec l’expo Sense of place (ce qui fait revenir la place à 4€) : nous aurions pu éprouver à un sentiment de trop peu. Mais cela reste une exposition agréable, à l’ambiance tamisée et mystique qui permet de découvrir les pièces dans un cadre idéal.

Mapping Cyprus sur le site du Bozar

Tags: , ,
July 22, 2012

Un week-end à Amsterdam

Aucun débat ici, nous sommes tous deux fous de cette ville. De retour d’un week-end passé dans cette capitale à la fois sereine et avant-gardiste, quelques adresses que nous avons particulièrement appréciées.

LA RUE ET LA PLACE

Foxtrot aime beaucoup les jolies façades et l’animation des quartiers du Jordaan, le long de Prinsengracht, Keizersgracht, Herengracht et du Singel. Quant à moi, j’aime aussi les balades interminables le long des canaux, les alentours du Vondelpark avec ses grandes demeures aristocratiques et le quartier des musées.

LE MUSEE

Comme nous avions déjà vu les incontournables musée Van Gogh, maison d’Anne Frank et Rijksmuseum (dont une partie seulement est accessible en raison de travaux), nous nous sommes donc dirigés vers le FOAM, musée de la photo situé dans une ancienne maison dont l’intérieur a été rénové en quatre étages modernes et épurés.

FOAM – Keizersgracht 609 – http://www.foam.org

Nous y avons découvert quatre expositions plutôt glamour. La première, “Album Beauty”, consacrée à Erik Kessels, revisitait le thème des albums de famille et de la photographie amateur avec quelques très belles photos ratées (surexpositions, erreurs de développement, doigts, bougés,…) et un charme délicieusement suranné.

Eric Kessels – Album Beauty
http://www.foam.org

Au rez-de-chaussée, “Light of Other Days”, une expo très « méta », de Taiyo Onorato et Niko Krebs, mettant à l’honneur la chambre technique dans plusieurs installations ainsi qu’un travail sur le mouvement et l’exposition répétée.

Taiyo Onorato & Nico Krebs – Book Cam
http://www.foam.org

On enchaîne avec l’expo « Paparazzo Extraordinaire » (Ron Gallela) qui nous offre des photos noir et blanc, certaines d’une qualité impressionnante quand on sait qu’elles ont été prises à la sauvette, et nous donnant à voir de très belles gueules d’artistes. On notera l’évolution de la société du spectacle et de la place des paparazzi.

Jackie Onassis & Ron Galella
http://www.foam.org

Et finalement, la très MTVesque installation de Rico et Michael (“Double Extension Beauty Tubes”) qui fait défiler, sur dix IPads, dans le noir absolu et sur des airs de Muse ou d’Evanescence, plus d’un millier de photos d’adolescents de la génération Facebook. La mise en scène choisie par les modèles ne manque pas d’évoquer les photos de profils. Quel écart entre l’adolescence d’aujourd’hui et la mienne – pourtant pas si lointaine – en matière de travail sur l’image de soi !

Rico & Michael – Double Extension Beauty Tubes
http://www.foam.org

Situé dans un très beau bâtiment, organisé autour d’un énorme et envoûtant hall central, le Tropenmuseum nous donne à voir une très belle collection d’objets des quatre coins du monde. Peu branchés « didactique », nous sommes surtout intéressés par la valeur esthétique intrinsèque des pièces présentées plutôt que pour leur apport anthropologique et de ce point de vue, le Tropen ne déçoit pas.  Même si le mètre-étalon reste pour nous le musée Branly, les collections sont bien mises en valeur et valent le détour. De plus, pour autant que nous puissions en juger, ce musée est très accueillant pour les enfants : nombreuses installations interactives, rayons situés à leur hauteur, reconstitutions d’habitations à visiter…

Tropenmuseum – Linnaeusstraat 2  http://www.tropenmuseum.nl/

LA BOUTIQUE

Sukha : vitrine magnifique, jolie sélection de vêtements et d’objets de décoration.

Haarlemmerstraat 110, http://www.sukha-amsterdam.nl

Restored : adresse dénichée sur le blog my-brussels. Très belle sélection en matière de design, mode et bouquins. Prix abordables et boutique en ligne.

Haarlemmersdijk 39, http://restored.nl/

Cottoncake : my-brussels à nouveau recommandait ce bel espace lumineux, à la fois boutique, café sur une agréable mezzanine (on vous recommande la limonade à la rose !) et galerie (une vingtaine d’œuvres d’un jeune artiste sont mises à l’honneur tous les deux mois environ).

1e van der Helststraat 76, http://cottoncake.nl/

LE RESTO

Notre gros coup de cœur, D’Vijf Vliegen, est installé dans cinq maisons médiévales mitoyennes le long de Spuistraat. Le décor est absolument magnifique : vieilles pierres, bois peint, plafonds aux solives apparentes, tables placées dans les recoins de la maison, petits boxes médiévaux, on est plongé dans une ambiance bourgeoise du XVème siècle. Les menus s’inspirent de la cuisine traditionnelle hollandaise pour nous offrir des saveurs originales et toutes en finesse (préférez les poissons).

D’Vijf Vliegen – Spuistraat 294-302

À noter aussi : le Wagamama, excellent fast-food asiatique aux larges tables et aux portions généreuses, à deux pas de la Leidseplein (une nouvelle enseigne près de la Rembrandtplein également).

Wagamama -Max Euweplein 10

Nous recommandons aussi les salades, la terrasse et l’intérieur douillet du ‘t Smalle.

‘t Smalle – Egelantiersgracht, 12

July 9, 2012

Jeremy Deller : Joy in People (Wiels)

Installé dans une ancienne brasserie, reconvertie dans le même esprit que les sites industriels du Tate à Londres ou du Grand-Hornu près de Mons, le Wiels, situé à deux pas de la gare du Midi, accueille des expos d’art contemporain.

Dans ce bel espace bruxellois dédié à l’art contemporain, on notera les grands espaces blancs et lumineux ainsi que les cuves de brassage cuivrées au rez-de-chaussée.

J’apprécie la situation dans une ancienne friche industrielle et le projet de réhabilitation du lieu. Au programme : visites guidées, bien sûr, activités destinées aux enfants et aux classes mais aussi jardin et divers projets participatifs.

Jusqu’au 19 août, vous pouvez admirer une exposition consacrée à Jérémy Deller : Joy for People.

Installation view of Open Bedroom (1993) in Jeremy Deller: Joy in People at WIELS Contemporary Art Centre, Brussels. Photo: Filip Vanzieleghem.
http://www.wiels.org

Friand de la pop culture des années 90, j’ai trouvé cette expo facile d’accès. Gros coup de cœur pour Open bedroom, reconstitution d’un happening organisé par l’artiste dans la maison familiale lors des vacances de ses parents. Œuvre qui peut notamment se voir comme une mise en scène de la vie privée, sorte de Facebook avant l’heure !

Le film The Battle of Orgreave, reconstituant des affrontements entre grévistes et la police en 1985, emprunte à l’imaginaire des grandes reconstitutions historiques mais à partir d’une histoire récente et en recourant aux services de figurants mais aussi de personnes qui ont réellement participé aux manifestations.

Installation view of Valerie’s Snack Bar (2009) in Jeremy Deller: Joy in People at WIELS Contemporary Art Centre, Brussels. Photo: Filip Vanzieleghem
http://www.wiels.org

Le premier mercredi du mois, le Wiels est ouvert jusqu’à 21h et gratuit !

WIELS
Av. Van Volxemlaan 354
1190 Bruxelles – Brussel
tel +32 (0)2 340 00 53
fax +32 (0)2 340 00 59
www.wiels.org